NDLR: La banque du Canada a augmenté son taux directeur de 0.25% cet été. La plupart des analystes considèrent qu’une autre hausse de taux devrait avoir lieu cet automne. Les banques lors de la dernière hausse avaient tous avant la hausse majoré leur taux ce qui n’a pas été le cas cette semaine. Est-ce le signe que le taux n’augmentera pas immédiatement ? Le gouvernement est dans une impasse monétaire importante laisser le taux tel qu’elle engendre des problématiques économiques et l’augmenter change la donne sur des acquis en importation. La valeur du dollar canadien sous les 0.80$ américain est importante pour laisser la chance a l’économie de continuer à exporter notre production. D’un autre coté nous sommes en pénurie de main-d’oeuvre importante dans bien des domaines pas qu’il n’y a pas de gens pour travailler, mais qu’il n’y a pas suffisamment de compétence pour accomplir le travail demandé.

 ***

Une économie plus vigoureuse que prévu et des consommateurs qui accumulent du crédit à un rythme jamais vu en près de six ans pourraient inciter la Banque du Canada à relever son taux directeur à 1% dès la semaine prochaine plutôt qu’en octobre.

Le Canada n’est pas immunisé contre la pléthore de risques qui menacent la croissance de son économie, à commencer par les tensions géopolitiques avec la Corée du Nord et le dénouement imprévisible de la renégociation de l’ALENA. Force est toutefois de constater que les récentes mesures annoncées pour freiner la frénésie immobilière dans certaines régions du pays ont eu un effet limité.

Les ménages canadiens ont emprunté en juillet au rythme le plus rapide depuis octobre 2011, le total de l’encours grimpant de 5,7% par rapport au même mois de l’an dernier, souligne dans une note Laura Cooper, économiste chez RBC.

Les consommateurs canadiens ont rempli leurs marges et leurs cartes de crédit, et contracté des prêts personnels. Si bien que les dettes de consommation cumulées des consommateurs canadiens totalisent aujourd’hui près de 2,1 trillions de dollars.

Lisez notre texte publié cette semaine: Les Québécois plus endettés que jamais, mais ce n’est pas inquiétant (journal les affaires)

Il y a eu un retour de la croissance des prêts hypothécaires dans la première moitié de 2017 après le ralentissement observé en 2016, note Mme Cooper. Le resserrement des mesures de qualification à un prêt mis en place par Ottawa en octobre dernier a visiblement eu un effet minimal sur la croissance des prêts accordés pour l’achat d’une maison, observe l’économiste.

Les solides résultats dévoilés par les banques canadiennes au cours des derniers jours confirment que l’appétit des consommateurs pour les prêts hypothécaires demeure vorace. La Banque Nationale(Tor., NA) a par exemple enregistré une croissance de 5% du crédit aux particuliers, notamment en raison des prêts hypothécaires. La Banque TD(Tor., TD) a aussi fait part d’une croissance de 4% du crédit aux particuliers et évoque des prêts records dans l’immobilier.

Par ailleurs, les données publiées jeudi montrent une croissance supérieure aux attentes de l’économie canadienne. Au deuxième trimestre, le PIB du pays a atteint un rythme annualisé de 4,5%, tandis que les économistes le voyaient à 3,7%. L’économie canadienne est en feu, en dépit de certaines poches de faiblesse dont dans le secteur de l’énergie en Alberta. La Banque du Canada elle-même prévoyait pas plus tard qu’en juillet que le PIB évoluerait à un rythme de 3% au deuxième trimestre.

La croissance la plus rapide depuis 2000

Même si l’économie ralentit quelque peu sa cadence d’ici la fin de l’année, elle est en voie de connaître sa croissance la plus rapide depuis le boom techno des années 2000, soit d’un peu plus de 3%, signale Douglas Porter, économiste chez BMO.

Ce dernier croit que l’inflation encore faible permet à la Banque du Canada d’attendre à octobre avant de relever son taux directeur.

Avant la publication des données sur le PIB, David Madani, du cabinet Capital Economics, mentionnait pour sa part qu’il ne fallait pas écarter une hausse du taux directeur la semaine prochaine.

Les jeux ne sont pas totalement faits, mais les probabilités d’une hausse la semaine prochaine ont augmenté.

S’il faut un indice supplémentaire pour déterminer si Stephen S. Poloz, gouverneur de la Banque du Canada, nous surprendra avec un resserrement du crédit dès le 6 septembre, regardons du côté du dollar canadien. Le rapport décevant du marché américain de l’emploi en août publié vendredi matin a donné un nouvel élan à la devise canadienne, qui s’élève de 0,8% à 80,75 cents US, touchant un plus haut depuis 2015. Les négociateurs voient décidément une hausse des taux survenir plus rapidement au Canada qu’aux États-Unis.

source : http://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/taux-une-autre-hausse-des-la-semaine-prochaine/596868